Affaire Orabank : un point noir pour les affaires gabonaises

Economie

Affaire Orabank : un point noir pour les affaires gabonaises

Après deux perquisitions – le 3 et le1 4 mars –au siège de la filiale gabonaise du groupe Orabank, à Libreville, le dirigeant de l’institution semble plus que jamais dans le collimateur de la justice.

 

L’établissement bancaire Orabank a fait l’objet de deux saisies dans l’une de ses agences de Libreville, les 3 et 14 mars 2017, dans le cadre du contentieux entre Orabank Gabon et la société Sogad BTP. Pour rappel, cette dernière avait obtenu un marché de gré-à-gré, auprès de l’Etat, pour la construction de l’école de commerce de Port-Gentil et de l’école de Tourisme et d’hôtellerie au Cap Estérias. A court de liquidités, avec le concours de l’Etat, elle avait obtenu l’assistance d’Orabank, pour solliciter un prêt de 22 milliards de francs CFA. Si la banque a donné un avis favorable, le comité du crédit du groupe a finalement rejette sa demande de crédit, dans un retournement inattendu.

 

C’est cette décision qui a fait l’objet des poursuites devant la justice nationale. Mécontents, les responsables de la Sogad auraient saisi les tribunaux pour réclamer un dédommagement. Le contentieux a ensuite fait l’objet d’un recours en appel sur le fond, suite à la décision rendue en première instance. Orabank défend ici « son droit à refuser une demande de financement, conformément à ses procédures internes et suivant la libre appréciation de ses organes de gouvernance ». Elle a pourtant été condamnée à payer à la société de BTP plus 7 milliards FCFA lors des deux instances, une somme qui n’est pas sans conséquence pour la banque.

 

La seconde décente dans les locaux de l’institution le 14 mars, s’est soldée avec l’interpellation manu militari du directeur général de la banque. Des membres du personnel auaient été traités « cviolement » par les forces de police lors de l’opération. Aussi Orabank Gabon a tenu à « exprimer sa profonde indignation face aux multiples violences exercées sur ses collaborateurs et aux désagréments infligés à ses clients ». « Orabank Gabon conteste également le mode opératoire de ces deux actions dans la mesure où l’affaire n’a pas encore été jugée définitivement par les tribunaux gabonais ». D’aucuns affirment ainsi que la SOGAD serait à l’origine de la perquisition.

 

Cependant, cela est improbable compte tenu du fait que l’État gabonais est actionnaire du groupe Orabank via le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). En effet, le FGIS est actionnaire d’Oragroup à hauteur de 2,51%. Le capital d’Oragroup s’élève actuellement à 63 milliards FCFA. En outre, plusieurs sources indiquaient alors que l’irruption de la police dans les locaux de la banque, à Libreville, était liée à l’affaire Alfred Mabicka, l’ancien Directeur général du groupe Poste S.A et actionnaire d’Orabank, présumé impliqué à une histoire de malversations financières

À ce jour, deux chantiers e la Sogad sont à l’arrêt, et celui de l’école de commerce de Port-Gentil semble être abandonné.

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