Ali Bongo veut faciliter le retour des afro-descendants

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Ali Bongo veut faciliter le retour des afro-descendants

Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a confirmé la mise en œuvre d’une réforme du code de la nationalité, permettant l’acquisition simplifiée de la nationalité gabonaise aux descendants des déportés africains.

 

Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a reçu ce vendredi une délégation des participants à la Semaine de la Décennie des personnes d’ascendance africaine. Au cœur de cette rencontre, la question de l’accès à la nationalité d’un pays d’Afrique pour les descendants de familles déportées lors de l’esclavage – un sujet que la communauté internationale avait à cœur de voir enfin mis au premier plan.

 

Du 17 au 19 mai, le Gouvernement gabonais, l’ONU et le Centre international des civilisations bantu (CICIBA) ont en effet organisé un colloque qui portait sur cette cause mondiale, proclamée par la résolution 68/237 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, y avait rappelé que le Gabon entendait « accomplir sa part du devoir de mémoire et de solidarité en faveur de toutes les victimes du déni d’humanité ».

 

Au terme des échanges, le président gabonais a réaffirmé son intention de mettre en œuvre une de « futures » résolutions majeures de la déclaration de Libreville des Nations Unies, qui recommande la facilitation de l’accès à la nationalité gabonaise aux afro-descendants qui en manifesteraient la demande. Ainsi, le Gabon deviendrait ainsi le premier pays africain à reconnaître un droit au retour en faveur des descendants des déportés africains.

 

Cette ouverture passerait par une révision prochaine du Code de la nationalité gabonaise. Le Président de la République a pris l’engagement de faire introduire dans le nouveau Code une disposition spécifique allant dans le sens des générations d’aujourd’hui désireuses de revenir sur le continent. Cela poserait un précédent juridique pour une sorte de « droit de retour » en faveur des descendants des déportés africains dans les Amériques et les Caraïbes.

 

Pour rappel, la capitale gabonaise tireson nom de Libreville de la libération des esclaves survenue après l’abolition de l’esclavage dans les années 1800.

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