Plusieurs médias attaqués à Libreville

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Plusieurs médias attaqués à Libreville

Plusieurs médias ont été la cible de commandos armés à Libreville ce vendredi. Ces derniers ont diffusé un message vidéo appelant au départ du Président en exercice, Ali Bongo Ondimba, dont l’élection est contestée. Les partis d’opposition se sont toutefois désolidarisés de cette initiative.

 

Le Gabon a passé un vendredi agité. Peu avant la fin de semaine, des groupes de commandos ont mené des raids dans quatre médias, dont la chaîne d’Etat Gabon Télévisions. Le but des assaillants – armés et cagoulés – était de diffuser une vidéo où on voit Roland Désiré Aba’a Minko, opposant rallié à Jean Ping, dénoncer une dérive autoritaire du pouvoir, ainsi que la confusion qui règne actuellement. Il accuse le pouvoir de chercher un prétexte à une escalade.

 

Ce dernier pose un délai de 72 heures au président Ali Bongo pour céder le pouvoir à l’opposant Jean Ping, le « véritable vainqueur » du scrutin présidentiel. Interpellé par la police, durant le weekend, M. Aba’a Minko avait déclaré « avoir miné tous les bâtiments administratifs et ministériels » et menacé de les faire exploser.

 

Si l’appel visait directement à la reconnaissance de Jean Ping comme président, l’opposition s’est immédiatement désolidarisée de cette initiative. Le porte-parole de la coalition autour de Jean Ping, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, affirme n’avoir rien à voir avec ce qui s’est passé et a rappelé « son attachement à la démocratie. »

 

Il s’est toutefois interrogé sur le silence du gouvernement et a « parlé de coïncidence troublante » avec l’arrivée, mardi, d’une mission de la Cour pénale internationale dans le cadre de l’examen préliminaire des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de M. Ping et 15 ONG à la suite des violences post-électorales meurtrières de septembre 2016.

 

Plus largement, le camp de M. Ping a dénoncé « la confusion » créée par les agissements de M. Aba’a Minko. Démocratie nouvelle, le parti de René Ndemezo’o Obiang, ex-directeur de campagne de Jean Ping lors de la présidentielle contestée de 2016, « dénonce et condamne avec la plus grande vigueur tout acte tendant à mettre en péril le processus démocratique en cours dans notre pays. »

 

Quant à Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, il a tenu à dédouaner le leader de l’opposition gabonaise. « Jean Ping n’est concerné ni de près ni de loin par cette action ».

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