Fin de l’enquête de la CPI sur les violences post-électorales

Le Gabon vu d'ailleurs

Fin de l’enquête de la CPI sur les violences post-électorales

Une mission d’experts de la CPI a terminé sa première mission d’enquête au Gabon sur les violences post-électorales qui ont secoué le pays. Ils doivent faire la lumière sur les accusations de « génocide » et de « crimes contre l’Humanité » supposément commis dans les semaines qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté d’aout dernier.

 

La mission d’enquête de la Cour Pénale Internationale, saisie à l’initiative des autorités gabonaises, a passé 72 heures dans le pays dans le cadre d’une mission destinée à s’informer sur les violences postélectorales. Elle devait apprécier l’opportunité d’ouverture d’une enquête. Les trois experts envoyés par la Cour pénale internationale ont terminé leur mission préliminaire à Libreville. Ils doivent désormais remettre leurs conclusions aux services de Fatou Bensouda, la procureure de la CPI.

 

Après les violences post-électorales survenues après la présidentielle de 2016, le président contesté, Ali Bongo a saisi l’institution internationale afin qu’elle fasse toute la lumière sur les faits. Ce dernier estimait que les actes commis par les insurgés constituent des crimes pouvant relever de la compétence de la CPI Rechercher CPI qui traite exclusivement des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide.

 

En réponse à des accusation visant ses partisans, trois mois plus tard, le candidat malheureux, Jean-Ping, déposait à son tour un dossier auprès de la CPI. Il accusait les forces de l’ordre et les milices pro-bongo d’avoir commis des incitations au génocide ou encore de crimes contre l’humanité. Il revient donc à la CPI de se placer au-dessus de la mêlée et de trancher en toute impartialité dans cette affaire éminemment volatile car très politique.

 

Au terme de la mission, le chef de la délégation a appelé toutes les parties à renouer les fils de dialogue. En guise de bilan, Amady Ba a reprécisé que la mission de sa délégation était de recouper des informations que le gouvernement, l’opposition et d’autres acteurs leur ont envoyé. « Ce n’est pas une mission d’enquêtes. C’est une mission qui consiste à revérifier, à reconfirmer ou infirmer les éléments que nous avons reçus », a-t-il indiqué.

 

Le juge sénégalais a souligné que « les spécialistes de l’analyse dont le rôle est de répondre à cette question ont fait le tour des communications reçues depuis Rome, depuis la Haye et ils sont venus rencontrer les différents acteurs, s’entretenir avec eux de manière extrêmement professionnelle ». Pour l’heure, il est, selon lui, prématuré de qualifier les faits. « Nous savons juste que nous partons avec la certitude d’avoir (…) une meilleure compréhension de ce qui s’est passé et puis un Gabon bipolarisé ».

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