L’OPEP s’engage à aider le Gabon à renforcer sa production pétrolière

Economie

L’OPEP s’engage à aider le Gabon à renforcer sa production pétrolière

Le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), Mohammad Barkindo, en visite au Gabon a déclaré au terme d’une séance de travail avec le ministre du pétrole et des hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroué, qu’il accompagnera le pays dans ses efforts pour booster sa production pétrolière.

 

Alors que l’économie nationale est encore chancelante après la chute massive et durable du cours d pétrole, une éclaircie est à prévoir pour le Gabon. Le Ministère des Hydrocarbures, dirigé par Pascal Houangni Ambouroué, a signé un accord mardi avec le Secrétaire général de l’Opep, Mohammad Barkinda, après une visite au siège de Gabon Oil Company (GOC).

 

L’Opep entend appuyer le Gabon dans la mise en œuvre de politiques en matière de pétrole. « Le Gabon dispose d’un énorme potentiel, en plus de bons projets en matière d’hydrocarbures. Maintenant, il ne reste que la mise en pratique de ces projets. Et c’est à ce niveau que nous souhaiterions intervenir », a déclaré Mohammed Barkindo.

 

« Nous allons avec les autorités gabonaises entreprendre une vision conjointe pour dans quelle mesure surmonter la crise dans le secteur du pétrole » a-t-il poursuivi. Pour ce faire, il s’est engagé à soutenir le « la mise en place des procédures organisationnelles et opérationnelles » développées par l’OPEP dont le Gabon n’a pas pu profiter, ayant quitté l’organisation en 1995.

 

Le Gabon a réintégré de nouveau l’Opep vingt-et-un ans plus tard, en juillet dernier, poussé par la baisse des performances nationales en matière de production pétrolière (9000 barils par jours), mais également par la chute des cours du pétrole sur le marché mondial. De 100 à 120 dollars entre 2011 et 2014, les cours du pétrole ont perdu plus de 50% de leur valeur de départ.

 

Cette baisse affecte lourdement les finances publiques du Gabon. Le pétrole y joue en effet encore un rôle central (27% du PIB). Pour autant, le pays a entamé une transition via de gros efforts de diversification. Pour rappel, il y a quelques années, l’or noir comptait encore pour 45% de son PIB.

 

« Sans ce virage, nous n’aurions pu supporter le choc que l’on connaît actuellement. Désormais le secteur hors pétrole tire notre croissance », faisait remarquer Désiré Guédon, ancien Ministre de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques, parti rejoindre les rangs de la BEAC en début d’année.

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