Libre circulation : le Gabon dans le collimateur de la Cemac

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Libre circulation : le Gabon dans le collimateur de la Cemac

La Cemac prépare des sanctions contre le Gabon pour non-respect de la libre circulation.

 

Le Comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref/Cemac), réuni à Douala au Cameroun, en fin septembre 2017, a menacé le Gabon de sanctions pour non-respect de la libre circulation au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Décidée en février 2017, à a Djibloho en Guinée Equatoriale, la libre circulation des personnes et des biens est appliquée dans 4 des 6 pays de la Cemac (Cameroun, Congo, RCA et Tchad).

 

Depuis cet accord, les ressortissants des pays de la zone sont autorisés à circuler sans visa à l’intérieur du territoire communautaire pour tout séjour ne dépassant pas trois (3) mois (90 jours). Ils doivent juste être munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport Cemac biométrique homologué. Cette mesure était en discussion depuis plusieurs années par les états membres de la communauté.

 

D’après Gilbert Ondongo, le président du Comité, le Gabon – aux côté de la Guinée équatoriale – freine des quatre fers l’application de cette mesure. Aussi, le Comité de pilotage « a recommandé à la Commission de la Cemac de réfléchir sur la nature et les modalités d’application des sanctions à infliger aux Etats membres ne se conformant pas à cette haute décision des chefs d’Etat ». C’est la première fois que la CEMAC menace de prendre des mesures de rétorsions contre deux de ses membres.

 

Du côté gabonais, la Cemac pointe du doigt vers un laxisme de l’administration publique, chargée de mettre en application cette convention. Aussi elle menace de viser spécifiquement ceux qui freinent l’avancée de l’intégration sous régionale – notamment dans l’administration au sein des ministères de l’intérieur et des affaires étrangères.

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