Les taxis en grève pour dénoncer la hausse du carburant et le racket

Economie

Les taxis du pays étaient en grève ce lundi pour protester contre la hausse du carburant et les rackets organisés par les policiers et gendarmes.

Quatre syndicats de transporteurs gabonais ont lancé un appel à la grève des taxis contre la hausse du prix du carburant et les « tracasseries de la police » qui « rackette » les chauffeurs. Très remontés, ils ont menacé d’une « grève générale et illimitée mercredi » si « le gouvernement ne répond pas à leurs préoccupations ».

« On veut marquer le coup pour exprimer une protestation contre le racket et les tracasseries ainsi que sur la hausse du prix de l’essence et du diesel. On ne s’en sort plus! », a déclaré au téléphone Jean-Robert Menié, porte-parole de la coalition de syndicats.

Le SYLTTEG exige du gouvernement de revoir sans délai à la baisse le prix de l’essence qui est passé de 605 FCFA à 620 FCFA et celui de Gasoil de 540 à 560. Mais sa principale doléance concerne les contrôles de police intempestive : « Les policiers ont multiplié des postes de péage partout dans les villes de Libreville, Akanda et Owendo », explique son communiqué.

La grève des taxis, baptisée « journée zéro transporteur », a été moyennement suivie à Libreville, où quelques dizaines de conducteurs ont bloqué dans la matinée la circulation sur deux artères importantes : le bord de mer et la « voie express » qui contourne le centre-ville.

Pas sûr que le message passe auprès du gouvernement non plus. « Le prix du carburant est indexé selon les cours du pétrole, si ça baisse, ça fait des heureux, et si ça monte, ce n’est pas de notre ressort », a rétorqué Alain-Claude Bilie By Nze, ministre de la Communication.

Les chauffeurs de taxi ont pendant longtemps bénéficié d’une subvention aux hydrocarbures qui évitait de ressentir les effets de fluctuations du prix du carburant. « Cette subvention coûtait extrêmement cher, la décision de la supprimer a été prise dès 2015, les syndicats sont parfaitement au courant » a expliqué le Ministre.

Contre l’éternel problème de racket des taxis pratiqué par la police gabonaise, le membre du gouvernement a préféré botter en touche. Le gouvernement estime que ce sont des « prétextes » et « qu’”il ne faut pas tout mélanger, au risque que les populations soient prises en otage de la situation ».

0 Comments

Donner son avis