Un programme chargé pour le nouveau gouvernement

Politique

Un programme chargé pour le nouveau gouvernement

Le gouvernement gabonais a dû démissionner en réaction à une décision de la Cour constitutionnelle en raison du retard accumulé pour les législatives. La nouvelle équipe, également menée par Emmanuel Issoze Ngondet, fidèle parmi les fidèles pour Ali Bongo Ondimba, a du pain sur la planche.

 

Un nouveau gouvernement a été mis en place au Gabon vendredi soir – trois jours après la démission de l’ancienne équipe exécutive. Ce gouvernement intérimaire durera jusqu’à ce que les élections législatives. A ce titre, il n’est responsable que devant le président Ali Bongo Ondimba, et non devant l’assemblée. Il a prêté serment lundi 7 mai – le dernier acte d’une semaine politique des plus agitées.

 

N’ayant pas organisé d’élections législatives dans les temps impartis (au plus tard le 30 avril), le gouvernement s’est en effet fait sanctionner par la Cour constitutionnelle. Sa présidente, Marie Madeleine Mborantsuo, a dissout le parlement et exigé la démission du précédent gouvernement.

 

La Cour a demandé à Moïse Bibalou Koumba, président fraichement élu du Centre gabonais des élections (CGE) – qui remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) – de fixer une dateau plus vite pour la tenue des élections. Elle l’a toutefois enjoint de ne pas confondre rapidité et précipitation.

 

Le Premier ministre gabonais Emmanuel Issoze Ngondet a été reconduit dans ses fonctions et les principaux ministres de l’ancien gouvernement restent à leurs postes. Il compte également des prises de guerre non négligeables pour le PDG : trois opposants sont entrés au gouvernement dont deux poids lourds : Michel Menga M’Essone et Jean De Dieu Moukagni Iwangou.

 

« Pour poursuivre sur la voie du développement, notre pays a besoin de toutes ses forces vives », a commenté sur Twitter Ike Ngouoni, conseiller chargé de la communication du président Ali Bongo Ondimba. Résultat, le nouveau gouvernement compte 41 ministres – dont 13 femmes, une vanvace historique pour la parité.

 

Un changement significatif est également à souligner : Alain-Claude Bilie By Nzé, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement est passé au ministère des Sports, de la Culture et du Tourisme. Ce dernier s’était fait critiquer sur son action et avait été qualifié de « bourreau » de la presse gabonaise par l’opposition.

 

Le nouveau gouvernement aura pour mission essentielle d’organiser des élections législatives, deux fois annoncées et reportées depuis 2016. Ce dernier a pris conscience de l’importance crucial de ce scrutin, et le Premier ministre a fait savoir qu’il s’agissait là de la priorité absolue sur laquelle la nouvelle équipe gouvernementale va impérativement se pencher.

0 Comments

Donner son avis