Le Gabon analyse des échantillons suspects du virus Ebola de la RDC

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Le Gabon analyse des échantillons suspects du virus Ebola de la RDC

Le laboratoire du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) se mobilise contre l’épidémie du virus Ebola qui sévit en RDC.

 

Le laboratoire du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) a été placé en état d’alerte pour recevoir des échantillons suspects du virus Ebola relevés en République démocratique du Congo (RDC). L’apparition de cas suspects se sont en effet multipliés dans la ville de Mbandaka, situées dans la province de l’Équateur, au centre du pays. Devant les risques d’extension à d’autres pays d’Afrique centrale – notamment le Gabon, voisin – l’OMS a tiré la sonnette d’alarme.

 

« L’inquiétude est réelle, Mbandaka est une grosse agglomération. Tous les moyens sont mis en œuvre pour arriver à endiguer rapidement cette épidémie. Des thermoflash permettant de détecter les personnes atteintes de fièvre ont été installés au port et à l’aéroport et les contrôles sanitaires renforcés. Dans sa politique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne conseille pas de mettre en quarantaine les régions touchées mais les autorités des pays environnants ont renforcé la surveillance aux frontières », explique Eugène Kabambi, chargé de communication de l’OMS

Le principal risque est que les symptômes liés à cette fièvre hémorragique, très contagieuse et des plus dangereuses, sont non spécifiques (ils sont similires au paludisme ou à la méningite). Aussi, pour s’assurer d’une contamination, il faut réaliser des tests poussés – exposant au passage un personne médical n’ayant pas le bon matériel ou la bonne formation. Aussi, le Gabon a décidé de venir en aide à son voisin pour ces analyses.

 

Les équipes du laboratoire « P4 » ultra-sécurisé, mobilisées à l’appel de l’OMC, sont donc prêtes à recevoir des échantillons actuellement traités par l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa. Des mesures drastiques du laboratoire, spécialisé dans l’étude de virus, permettent d’éviter une contamination. « Seules quatre personnes, trois chercheurs et un technicien, sont autorisées à pénétrer dans le P4 », via un badge d’accès dédié, explique le docteur Illich Mombo, virologue et responsable de ce laboratoire.

 

« Même l’air qu’on respire est filtré » détaille-t-il. Il doit également revêtir en permanence une combinaison étanche sur le sire. Celle-ci est détruite une fois son travail terminé. Le seul autre centre médical qui affiche ce niveau de sécurité sur le continent se trouve à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le CIRMF est cofinancé par l’État gabonais et la France. « Entre l’arrivée d’un échantillon suspect et le rendu des résultats du diagnostic, il faut en moyenne de 24 à 48 heures », assure Illich Mombo.

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