Législatives/Locales 2018 : la Cour constitutionnelle pourrait invalider 170 candidatures

Politique

Législatives/Locales 2018 : la Cour constitutionnelle pourrait invalider 170 candidatures

Un mois avant les élections jumelées législatives et locales, une décision de la Cour constitutionnelle concernant pas moins de 170 candidatures présentant des carences et des incohérences réglementaires, tient le pays en haleine.

 

Comme avant chaque élection la Cour constitutionnelle doit se prononcer sur un certain nombre requêtes en annulation concernant plusieurs candidatures. Du fait de la tenue conjointe des élections législatives et locales, le nombre de ces saisines a atteint un chiffre impressionnant : la Cour devra trancher sur quelques cent soixante–dix cas. Ces requêtes concernent des candidats des deux bords et recouvrent une variété de causes, principalement liées à une méconnaissance des lois électorales gabonaises.

 

Parmi les cas de non-conformité les plus nombreux on peut citer la brigue d’un même siège par deux candidats de même bord politique, la même suppléance pour des candidats d’obédiences politiques différentes ou encore un même candidat investi sur plusieurs listes. Plusieurs formations politiques semblent ainsi ne pas avoir su transmettre les informations nécessaires à leurs partisans dans les temps, ce qui risque de compromettre un nombre de candidatures.

 

L’article 62 alinéa 1 de la Loi 07/96 du 12 Mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections limite en effet au dépôt d’une « seule et unique » liste de candidatures. L’article 64 de la même loi va plus loin en disposant que « nul ne peut être pour un même scrutin, candidat sur plusieurs listes ni dans plusieurs circonscriptions électorales ». La méconnaissance de tels textes – et les annulations qui en découlent – risque de sensiblement tendre le climat d’élections déjà délicates.

 

Avec un premier tour est prévu le 6 octobre prochain, et avec les partisans de Jean Ping qui appellent déjà au boycott de ces élections, l’atmosphère est en effet combative. Le manque d’union entre les partis d’opposition pourrait rajouter de l’huile sur le feu. A ce jour, seuls l’Union nationale et le Rassemblement héritage et modernité sont tombés d’accord sur des listes communes.

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