1250 milliards FCFA pour la réforme de l’éducation

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1250 milliards FCFA pour la réforme de l’éducation

Le Président de la République a annoncé un plan quinquennal pour une réforme du système éducatif gabonais. Il sera doté d’un budget de 1.250 milliards de francs CFA.

 

Le chef de l’Etat, Ali Bongo, lors de de son discours à la nation du 17 août 2018, a annoncé une réforme du système éducatif national, pénalisé par des difficultés multiformes depuis des décennies. Le Président a prévu d’alouer une enveloppe de 1250 milliards FCFA à son « plan quinquennal de l’éducation nationale » pour redresser et refondre en profondeur du système éducatif.

 

« Au Gabon, l’éducation, je n’ai pas peur de le dire, est sinistrée. Dans ce domaine, nous allons de Charybdes en Scylla ou, si vous préférez, de mal en pis. », a précisé le chef de l’Etat. « Face à cette situation, en homme d’Etat, je dois me poser la question : Devons-nous continuer ainsi ? Est-ce cette éducation nationale que nous voulons ? Naturellement non. Il faut révolutionner le système. Il en va de l’avenir de nos enfants. Il en va de notre avenir à tous en tant que nation. »

 

Ce plan se base sur le rapport des experts commis pour la task-force sur l’éducation qui ont travaillé conjointement pendant des assises. Elles ont ainsi réuni les acteurs de l’éducation nationale, les membres du gouvernement, les syndicats de l’éducation nationale et les partenaires privés. Ali Bongo s’engage à « la bonne formation de nos élèves » qui « contribue à l’attractivité des investissements extérieurs et donc une condition de l’accélération de la création d’emploi dans notre pays».

 

« Désormais, les critères d’excellence académique et les critères sociaux seront davantage pris en compte. Le Gabon est un des pays qui dépense le plus pour ses étudiants. Nous sommes donc légitimement en droit d’attendre de bien meilleurs résultats », promet Brice Laccruche Alihanga, directeur de cabinet du président de la République.

 

Cette réforme vise plusieurs objectifs :

  • la révision des curricula et des programmes de formation, accompagnée d’un système rigoureux de suivi des effectifs pour une meilleure maîtrise des flux ;
  • le développement des filières professionnelles adaptées au marché de l’emploi et la mise en place d’un système de contrôle strict pour restreindre l’orientation dans les filières saturées ;
  • la recherche des mécanismes d’optimisation de la formation dans l’enseignement technique et professionnel en partenariat avec le secteur privé pour garantir une meilleure employabilité, la revue des cadres législatifs
  • l’évaluation quantitative et qualitative des besoins en infrastructures, en équipements et en ressources humaines pour le renouveau du système éducatif.

Cela passera notamment par la construction de nouvelles salles de classe, une meilleure orientation des élèves dans les filières techniques et professionnelles, une réhabilitation et une sécurisation des établissements vétustes ou encore une meilleure adéquation de l’offre formation avec les besoins du marché.

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