Législatives : un « raz-de-marée » en clair-obscur

Politique

Législatives : un « raz-de-marée » en clair-obscur

Annoncées comme un « raz-de-marée » en faveur de la majorité, les premiers résultats des élections législatives semblent donner raison au porte-parole de la présidence. Selon certains médias, le Parti démocratique gabonais a réussi le tour de force d’obtenir la majorité des sièges (74) dès le premier tour de l’élection. Une victoire large qui s’annonce encore plus belle à l’issue du deuxième tour même si la forte abstention invite à prendre du recul.

 

Alors que le président Ali Bongo Ondimba revenait du Sommet de la Francophonie à Erevan (Arménie), il a eu la bonne surprise de recevoir les premiers résultats des législatives qui se sont déroulées le 6 octobre dernier. Surprise est un bien grand-mot puisque le « raz-de-marée » annoncé par son porte-parole dès le lendemain du scrutin semble s’être produit à la lecture des résultats. Ces derniers restent partiels et doivent être confirmés par les autorités, mais ils montrent une vague en faveur du Parti démocratique gabonais (PDG).

 

Avec 74 sièges remportés à l’issue du premier tour, la majorité actuelle est certaine de gouverner facilement. La majorité absolue est déjà en poche – il y a 143 sièges en jeu – et le second tour prévu le 27 octobre prochain devrait amener plusieurs dizaines d’élus PDG supplémentaires au Parlement. Pour le moment, seuls quatre candidats de l’opposition ont réussi à se faire élire et un candidat assimilé à la majorité est d’ores-et-déjà assuré d’avoir un siège. Il ne reste plus que 61 circonscriptions en ballotage.

 

Il s’agit donc d’un « raz-de-marée » dont l’ampleur soit toutefois être relativisée en raison de la très forte abstention. Selon la presse, 41,37 % des électeurs gabonais ne se sont pas rendus dans les bureaux de vote. Un signe de protestation dont l’un des leaders n’est autre que Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 qui se considère « président élu ». L’opposition y voit un rejet du pouvoir tandis que ce dernier explique que les élections municipales qui se sont déroulées en même temps ont pu « perturber certains électeurs ». Des élections locales dont les résultats n’ont pas été communiqués à l’heure actuelle.

 

Le Gabon compte ses voix et ses forces en présence et il est à noter qu’aucune violence n’a éclaté sauf à Ndjole où la mairie a été incendiée quelques heures après le scrutin. L’Union africaine a estimé que le premier tour des législatives s’était déroulé des conditions « satisfaisantes ».

0 Comments

Donner son avis