Ali Bongo ira bien au Sommet de Riyad

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Ali Bongo ira bien au Sommet de Riyad

Le président gabonais sera bien à Riyad entre le 23 et le 25 octobre 2018. Invité à la deuxième édition du Forum sur l’investissement, Ali Bongo et sa délégation n’ont finalement pas décliné l’invitation du pouvoir saoudien. Une position qui n’a pas été partagée par d’autres grands noms de la communauté internationale qui préfèrent mettre de la distance avec Riyad depuis l’éclatement de l’affaire Jamal Khashoggi.

 

L’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi a entraîné une crise sans précédent pour l’Arabie Saoudite. Les condamnations officielles se comptent sur les doigts d’une main, mais les pays occidentaux prennent aujourd’hui soin de se tenir à distance d’autorités saoudiennes soupçonnées d’avoir organisé l’atroce assassinat du journaliste qui vivait depuis un an aux Etats-Unis. La Turquie (où l’assassinat a été perpétré) se montre de plus en plus virulente, les Etats-Unis évoquent des sanctions et nombre de dirigeants d’entreprises européennes ont indiqué renoncer à leur venue à Riyad.

 

L’heure est au comptage des absents et des présents et le président gabonais est bien répertorié dans cette seconde catégorie. A l’image de nombreux pays, le Gabon s’est montré discret au sujet de l’affaire Khashoggi, car le chef de l’Etat compte bien tirer parti de sa présence en Arabie Saoudite. Hier, soit la veille de sa venue à Riyad, le cabinet présidentiel a souligné l’importance de cet événement pour l’économie gabonaise. « Durant trois jours, hommes d’affaires, investisseurs, leaders d’opinion, dirigeants d’entreprise et chefs d’Etat, dont Ali Bongo Ondimba, échangeront sur les opportunités d’investissements et sur divers sujets actuels tels que l’innovation technologique, l’emploi et l’autonomisation des femmes » a pu-t-on lire dans un communiqué.

 

Le Gabon et l’Arabie Saoudite ont des points de convergence sur le plan économique comme la volonté de persévérer « dans un vaste programme de diversification » de leur économie. Ali Bongo et sa délégation notamment composée des ministres de l’Economie et des Affaires étrangères entendent attirer les investisseurs étrangers au cours d’un forum qui devrait réunir environ 4 500 participants. En fait, sur le continent africain, seule l’Afrique du Sud semble vouloir renoncer au « Davos du désert ». Une position qui n’est pas partagée par le Gabon qui voit dans l’Arabie Saoudite un partenaire économique puissant et utile au développement de son économie. Nul doute que les résultats des différentes rencontres seront largement commentés à Libreville au cours des prochains jours.

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