Bolloré dans le collimateur de l’Oprag

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Bolloré dans le collimateur de l’Oprag

L’Office des ports et rades du Gabon (Oprag) réclame 12 millions d’euros à Bolloré Transports Logistics. L’opérateur spécialiste des pays émergents pensait avoir dépassé une période compliquée avec l’Oprag suite à la signature d’un accord en septembre 2017 relatif à l’exploitation du nouveau port d’Owendo. Le directeur général de l’Oprag estime que diverses taxes non pas été versées par la société de Vincent Bolloré.

 

Le groupe Bolloré continue de faire des affaires au Gabon, mais les conditions semblent nettement plus difficiles qu’il y a quelques années. Après les bisbilles finalement mises à plat au sujet du nouveau port d’Owendo, l’Office des ports et rade du Gabon se rappelle au bon souvenir de Bolloré Transports Logistics (BTL). La Lettre du Continent et Jeune Afrique affirment que l’Oprag réclame 12 millions d’euros (soit 7,8 milliards de Fcfa) au titre d’arriérés de taxes diverses. Après avoir épluché les différents contrats qui lient les deux entités, le directeur de l’Oprag, Sayid Abeloko en serait arrivé à la conclusion que le groupe français ne se serait pas acquitté de certains frais notamment dans le domaine de la sécurisation.

 

Les dirigeants de Bolloré Transports Logistics sont invités à discuter avec l’Office des ports et rades du Gabon afin de déboucher sur un règlement rapide de la situation. La puissance de Bolloré Transports Logisitcs est de plus en plus contestée par les autorités gabonaises. A titre d’exemple, l’Oprag a fait récemment savoir aux compagnies maritimes qu’elles devaient s’acquitter des redevances portuaires directement à son guichet et non plus auprès de BTL.

 

Les ennuis se multiplient pour Vincent Bolloré au Gabon. Le 31 octobre dernier, La lettre du continent faisait savoir que la Direction Générale des Impôts réclamait la somme de 19,8 milliards de Fcfa à la société Canal+ dont le propriétaire est également le milliardaire français. Il s’agirait là aussi d’un problème d’arriérés jamais payés par l’entreprise.

 

Les indices quant à une disgrâce de Vincent Bolloré au Gabon s’accumulent. Les tribunaux du pays vont peut-être avoir beaucoup de travail au cours des années à venir. L’avenir s’assombrit pour le groupe français qui a énormément misé sur une implantation forte dans plusieurs secteurs de l’économie gabonaise.

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