Un meeting de Jean Ping dispersé par la police

Politique

Un meeting de Jean Ping dispersé par la police

La mise à l’écart provsoire d’Ali Bongo Ondimba pour raison de santé semble donner des ailes à son principal concurrent de la dernière présidentielle. Jean Ping a mené un meeting à son quartier général et a ainsi rassemblé environ 500 de ses partisans. Une marche a été improvisée à la fin du discours de celui qui se considère comme « le président élu », mais a été rapidement stoppée par les forces de l’ordre qui ont procédé à plusieurs interpellations.  

La vie politique gabonaise suit son cours ou plutôt suit un chemin qui n’était pas envisageable avant l’hospitalisation d’Ali Bongo. Admis à l’hôpital du roi Fayçal à Ryad le 24 octobre dernier, le président Gabonais n’est pas revenu à Libreville depuis. Victime d’un AVC – une information finalement rendu officielle par le Vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou – Ali Bongo poursuit toujours sa convalescence au Maroc où il s’est rendu accompagné de ses proches le 29 novembre dernier. Le calme règne dans les rues gabonaises, mais certains esprits sont en ébullition et commencent à compter sur un avenir sans Ali Bongo.

Jean Ping en fait partie et devient assez remuant depuis plusieurs semaines. Le 3 novembre il avait tenu un « discours à la nation » depuis sa résidence où il est contraint de rester. C’est donc dans ce même lieu qu’il a rassemblé plusieurs centaines de ses partisans ce samedi 11 novembre. Dans son discours, Jean Ping a appelé à la « confrontation » avec le régime. Celui qui considère avoir remporté l’élection présidentielle assure que « quand la concertation est bloquée, il ne reste plus que la confrontation. Nous y sommes ».

Le ton est offensif et illustre l’envie de tirer profit d’une situation politique encore improbable il y a deux mois. Les oppositions restent toutefois morcelées et peinent à tirer leur épingle du jeu. Jean Ping semble être le plus décidé à changer la donne, mais les choses risquent d’être compliquées. A l’issue de son discours, une marche a été improvisée. Une initiative accueillie par des gaz lacrymogènes lancés par la police. Les forces de l’ordre ont procédé à une dizaine d’interpellations et ont ainsi mis fin à une marche qui paraissait jusque-là pacifique.

Le Gabon ouvre peut-être un nouveau chapitre politique et nul n’est en capacité de dire qui en sera le héraut principal.

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