Les Etats-Unis redoutent des violences en RDC et se positionnent au Gabon

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Les Etats-Unis redoutent des violences en RDC et se positionnent au Gabon

Le président américain Donald Trump a adressé une lettre aux présidents du Sénat et de la Chambre des Représentants dans laquelle il annonce prendre des mesures préventives face à la situation explosive en République démocratique du Congo. Après un long processus électoral retardé à plusieurs reprises, l’électiosn présidentielle a enfin eu lieu le 30 décembre 2018. Les Congolais sont toujours dans l’attente des résultats. La tension monte et est si palpable que le président Trump a décidé de éployer une centaine de militaires américains dans le Gabon voisin.

 

Les Etats-Unis veillent à la protection de leurs intérêts et le font savoir. Alors que l’élection présidentielle en RDC attend toujours sont vainqueur officiel, Washington a d’ores et déjà décidé d’agir en prévision de la possibilité de « manifestations violentes » dans le pays. Ainsi, le président américain a annoncé aux présidents du Sénat et de la Chambre des Représentants que « le personnel des forces armées des Etats-Unis s’est déployé à Libreville au Gabon, afin d’être en mesure d’assurer la sécurité des citoyens, du personnel et des installations diplomatiques américaines à Kinshasa en République démocratique du Congo ».

 

Le contingent déployé au Gabon comprend « environ quatre-vingt personnes » et constitue « une réponse à la possibilité que des manifestations violentes puissent survenir en République démocratique du Congo en réaction aux élections du 30 décembre ». Il semblerait que cette décision soit le fruit d’une plus vaste anticipation puisque les troupes sont arrivées à Libreville dès le 2 janvier. Ces dernières sont arrivées avec « équipements appropriés » et sont « soutenues par des forces armées aériennes.

 

Le Gabon fait donc office de de théâtre base de projection en cas de chaos politique dans une République démocratique du Congo au bord du précipice. Si l’actuel président de la République, Joseph Kabila, a renoncé à briguer un nouveau mandat, le pays n’en reste pas moins très fragile. Si chaos il y avait, les Etats-Unis semblent en mesure de répondre à toutes les éventualités. Un scénario du pire dont tout le monde aimerait bien se passer.

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