Le Gabon Wood Show à la recherche d’un second souffle

Economie

Le Gabon Wood Show à la recherche d’un second souffle

Après deux jours d’exposition, la seconde édition du Gabon Wood Show a refermé ses portes. Un événement qui s’est inscrit dans un contexte particulier puisque la filière bois a été marquée par le scandale du « Kevazingogate » qui a emporté sur son passage le ministre gabonais des Eaux et Forêts et parallèlement titulaire du poste de Vice-président de la République. Le bois tente d’attirer les investisseurs étrangers afin d’accélérer la fin de la dépendance du Gabon vis-à-vis du pétrole et des minerais.

 

Inaugurée le 24 juin par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekalé, la seconde édition du Gabon Wood Show a réuni 40 exposants bien décidés à attirer les capitaux étrangers. La filière gabonaise du bois possède une forte expérience, mais ce n’est qu’au cours de ces dernières années que la production a rapidement progressé. Le nouveau ministre gabonais des Eaux et Forêts, Lee White, a déclaré que « le volume de bois transformé est passé de 280 000 mètres cubes, à plus de 1,3 million de mètres cubes. En 2018, ce sont près de 900 000 mètres cubes de produit transformé qui ont été exportés. Cela a permis de créer plus de 10 000 emplois ».

 

Le bois devient un véritable moteur économique du Gabon avec pour principal axe de développement la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok qui produit près de 50 % du bois gabonais. Toutefois, ce développement salué par les autorités pourrait être remis en cause par le scandale du Kevazingo. Il s’agit d’un bois précieux dont 353 containers se sont volatilisés alors qu’ils se trouvaient au port. Le ministre des Eaux et Forêts a été débarqué, mais pour Marcel Mounguéngui, président du parti écologiste gabonais, ce salon est très malvenu avec un scandale qui n’a pas livré tous ses secrets.

 

Des critiques qui ont été entendues par les principaux acteurs qui ont mis en place un salon moins grandiose que le précédent, mais pas moins ambitieux. La filière doit jouer la carte de la transparence et cela passe notamment par la mise en place de labels assurant la bonne et saine production d’une ressource importante sur les plans économique et environnemental.

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