Vers plus d’eau potable à Libreville dès 2020

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Vers plus d’eau potable à Libreville dès 2020

Libreville souffre d’un mal bien connu de ses habitants : un stress hydraulique endémique. Les ressources naturelles ne manquent pourtant pas, mais le système d’approvisionnement en eau n’est pas à la hauteur des besoins d’une ville aussi grande et peuplée que Libreville. La situation pourrait finalement changer en partie grâce à la Société d’énergie et d’eau du Gabon qui produira 36 000 m3 d’eau potable supplémentaire d’ici au mois de janvier 2020.

 

Dans quatre mois, la capitale gabonaise bénéficiera d’une production d’eau potable accrue. La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) s’y est engagée et construit actuellement une usine de traitement appelée « cim Gabon 2 ». Le projet doit permettre de fournir 36 000 m3 d’eau potable supplémentaires qui iront abreuver Libreville et ses environs. Cette usine coûte 6 milliards de FCFA et est financée sur les fonds propres de la SEEG.

 

Le chantier est le bienvenu, mais un changement de paradigme passe par une rénovation du réseau d’eau. Trop vétuste, sujet à des fuites multiples, il laisse fuiter 50 % de l’eau qui passe. Ainsi, les 230 000 m3 d’eau potable produit chaque jour pour Libreville et ses environs ne sont pas suffisants. L’ajout d’une nouvelle usine est une solution intéressante, mais les autorités gardent en tête que pour approvisionner tous les quartiers de la capitale de manière fiable, des travaux sur le réseau existant sont indispensables. C’est dans cette optique que les dirigeants négocient avec la Banque africaine de développement afin de débloquer un prêt de 77 milliards de FCFA.

 

La situation hydraulique de la capitale constitue l’un des points noirs de la gestion municipale. La SEEG est régulièrement sous le feu des critiques et les prochains mois diront si les Librevillois sont en droit d’espérer une amélioration nette de l’approvisionnement en eau potable. Le gouvernement est également sous pression à ce sujet et veillera sans aucun doute à ce que les promesses faites soient tenues. Il en va de l’avenir sanitaire, économique et social de la capitale gabonaise.

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