La vie sans timbres municipaux à Libreville

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La vie sans timbres municipaux à Libreville

Il y a comme quelque chose qui ne tourne pas rond en ce moment à Libreville. La capitale gabonaise fait face à une « grave pénurie de timbres » municipaux. Ce document est indispensable à de nombreuses démarches administratives. Les Librevillois sont donc dans l’obligation de faire sans et ce sont des pans entiers de l’économie et la vie juridique gabonaise qui fonctionnent au ralenti. Une réforme en profondeur de la gestion est vivement réclamée par la population et les agents municipaux désarmés face à cette pénurie.

 

De bonne foi et dans l’impossibilité de procéder en temps et en heure à des démarches administratives souvent pressantes. Les habitants de Libreville ne savent plus vers qui se tourner face à la « grave pénurie de timbres » dont est victime actuellement la capitale gabonaise. Aucune mairie d’arrondissement ne dispose de timbres en nombre suffisant et toutes font savoir que le problème vient de la centralisation opérée par l’Hôtel de Ville. Un maire d’arrondissement a déclaré à Gabon Media Time que « tout est centralisé à la mairie centrale de Libreville et les mairies d’arrondissements ne font que subir et faire subir aux populations les aléas de la centralisation du pouvoir ».

 

Les regards se dirigent donc vers l’Hôtel de Ville depuis lequel environ 200 timbres sont distribués dans les différentes mairies d’arrondissement chaque jour. Une goutte d’eau dans un océan de demandes, car les timbres municipaux servent entre autres à effectuer le recensement des agents de la Fonction Publique et à établir des passeports au niveau du CEDOC pour les étudiants. La machine administrative est enrayée et la mairie centrale renvoie la balle vers… la France.

 

C’est en effet là-bas que sont imprimés les timbres municipaux et la livraison prend environ deux semaines. Le processus est lent et mérite d’être révisé, mais n’explique pas pourquoi en cette rentrée, les Librevillois sont victimes d’une pénurie. Un manque cruel d’anticipation des besoins ? Aucune communication officielle n’est faite et cela montre à quel point la municipalité est gênée par ce problème qui n’existerait pas si tout avait été pensé avec un peu plus de sérieux. Un mal pour un bien peut-être avec en perspective l’espoir que la production de timbres municipaux se fasse bien à Libreville au plus près des donneurs d’ordre et de la demande.

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