Décès de Jacques Chirac : le Gabon et l’Afrique perdent un ami sincère

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Décès de Jacques Chirac : le Gabon et l’Afrique perdent un ami sincère

Le président Jacques Chirac est décédé ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. La France perd un grand homme d’Etat et l’Afrique perd un ami. Le Gabon est aujourd’hui en peine et le président Ali Bongo Ondimba a exprimé sa tristesse d’avoir perdu son « père spirituel ». Les deux hommes entretenaient une relation privilégiée malgré la distance et la différence générationnelle. Retour sur une relation unique dans laquelle l’Afrique comptait vraiment.

 

Elevé entre la Corrèze et Paris dans la première partie du XXe siècle, rien ne prédestinait Jacques Chirac à devenir un homme politique et encore moins à aimer l’Afrique d’un véritable amour pendant des décennies. Pourtant, sa passion pour les civilisations et son attachement pour l’Afrique en feront un président doté d’une connaissance exceptionnelle et d’une empathie sans égale pour l’Afrique et ses peuples. Le Gabon figurait dans la longue liste de ses amis et le président Ali Bongo Ondimba pleure un homme qui a été plus qu’un exemple, un « père spirituel ».

 

Le chef de l’Etat gabonais s’est exprimé sur sa page Facebook dans un message où il exprime sa « tristesse » face au décès de Jacques Chirac. Un homme qui fut « un grand ami, fidèle et loyal, du Gabon. Un amoureux sincère de l’Afrique. Il a été pour moi un père spirituel dont je n’oublierai jamais la bienveillance », a ajouté Ali Bongo. « Je garderai à jamais en mémoire l’image d’un homme, d’un homme d’Etat profondément humaniste qui, toute sa vie, aura été un pont entre les peuples, entre les civilisations », et d’adresser « (ses) plus sincères condoléances (…) à toute sa famille et au peuple français (…) au nom du peuple gabonais (…) ». Le président gabonais est visiblement affecté par cette disparition.

 

Les deux hommes se connaissaient depuis très longtemps, car Jacques Chirac était un grand ami de feu Oma Bongo et il avait eu l’occasion de nouer les fils d’une amitié avec son fils. Chirac aurait notamment inculqué au futur président gabonais que « Ce qui fait la force, ça n’est pas le pouvoir, c’est le vouloir ». Une leçon apprise et retenue par le chef de l’Etat gabonais aujourd’hui ému de voir s’éteindre l’une des grandes figures qui a marqué ses jeunes années. La France a perdu un phare du XXe siècle et l’Afrique pleure un être unique qu’il sera impossible de remplacer.

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