Le Gabon fait valoir ses atouts auprès des investisseurs français

Economie

Le Gabon fait valoir ses atouts auprès des investisseurs français

Le 29 mars, le Palais Bourbon, siège du Sénat français a accueilli un événement d’importance pour le développement économique du Gabon. Business France, l’agence publique chargée d’accompagner les entreprises françaises à l’international, a organisé un colloque sur le thème « Le Gabon, un marché d’Afrique centrale en recherche de diversification ». Un titre très bien trouvé et explicite qui doit attirer de nouveaux partenaires et investisseurs dans un contexte quelque peu morose pour ce qui est des liens économiques entre la France et le Gabon.

 

La France est aujourd’hui le premier fournisseur du Gabon avec 25 % des parts de marché. Pourtant, la place de l’ancienne puissance coloniale s’érode au profit notamment de la Chine (13 % des parts de marché). Conscients toutefois de l’importance de garder des liens étroits avec Paris, les autorités de Libreville, ont pu défendre leurs atouts lors du colloque organisé au Sénat français ce 29 mars. Une délégation gabonaise emmenée par le ministre des Transports et de la Logistique, Justin Ndoundangoye, et le ministre délégué à l’Economie, Hilaire Machima a pu vanter les mérites du Gabon. De nombreux chefs d’entreprises ont également fait le déplacement afin de discuter de possibles partenariats avec des groupes français.

 

Un travail pas forcément facile, car si le cadre du colloque est prestigieux, il ne s’est pas agi d’un événement de complaisance. Dans le dossier de presse distribué à l’occasion, il est écrit que « le climat des affaires reste peu compétitif : 169e sur 190 pays dans le classement Doing Business 2019, notamment en raison de la faiblesse des infrastructures, de la corruption et de la difficulté d’entreprendre ». Une présentation quelque peu abrupte qui souligne toutefois des maux contre lesquels se bat aujourd’hui le pouvoir. Le Gabon a entamé sa mue économique notamment sous le contrôle du FMI. Un soutien dont se vaut d’ailleurs Justin Ndoundangoye lorsqu’il rappelle que « cette capacité de résilience qui permet aujourd’hui aux institutions financières internationales de tabler sur des projections à court terme de croissance de plus de 3,4% en 2019 et en 2020, sous l’impulsion des secteurs hors pétrole ».

 

Un pétrole qui constitue 45 % du PIB et 60 % des recettes de l’Etat et dont la place dans l’économie gabonaise est appelée à se réduire grâce à la diversification visée par les autorités. Pour cela, il convient de rassurer les partenaires potentiels, chose qui tient à cœur à Didier Lespinas, président du Comité des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) au Gabon. Il assure que « Désormais, les choses sont mieux cadrées. Nos entreprises peuvent venir en toute sécurité. Il n’y a pas de problèmes majeurs, ni de problème de sécurité ». Une référence à la tentative de coup d’Etat du 7 janvier 2019.

 

Le Gabon mise avant tout sur l’essor des mines, de l’industrie du bois et de l’agriculture pour diversifier son économie. Des secteurs qui nécessitent des capitaux et un savoir-faire que les entreprises françaises peuvent apporter.

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