Malymas : l’unique vin d’Afrique centrale est gabonais

Le Gabon vu d'ailleurs

Malymas : l’unique vin d’Afrique centrale est gabonais

Si la France doit faire face à une concurrence internationale de plus en plus forte, le pays des vignobles ne comptait peut-être pas sur la difficile émergence d’une production africaine et encore moins gabonaise. Un article du Monde retrace le « projet fou » du défunt président Omar Bongo pour son peuple : quelques hectares de vignes pour un vin appelé Malymas. Un pari presque impossible qui a connu des échecs et un projet qui n’est aujourd’hui toujours pas rentable. Mais l’essentiel est ailleurs…

Le vin est un produit noble qui nécessite un long travail en amont pour être finalement mis en bouteille et dégusté par des palais amateurs. Un travail qui devient herculéen dès lors qu’il est abattu au Gabon, un pays au climat et aux sols capricieux pour la culture des vignes. Interrogé par Le Monde, Cédric Pabou, exploitant du domaine d’Assiami depuis 2017 est revenu sur ce projet lancé en 2005 par le président Omar Bongo et qui a eu raison de plusieurs responsables chevronnés.

C’est aujourd’hui Cédric Pabou qui a la lourde tâche de produire un nectar savoureux dont le Gabon ne doit pas rougir. Un vin d’ailleurs rosé, car après des années de recherche, il s’avère que c’est un tel cépage qui a le plus de chance de passer outre les conditions climatiques difficiles. Sans hiver, avec une chaleur présente tout au long de l’année et un sol sablonneux, le lieu choisi pour produire du vin gabonais accumule les handicaps. A tel point que certaines années, il est impossible de mettre en bouteille le trop peu qui a été produit.

L’année 2019 devrait être plutôt bonne et de nouvelles bouteilles portant le nom de Malymas devraient se retrouver dans les deux boutiques de Libreville qui proposent ce vin pas comme les autres. Vendu 21 000 Fcfa la bouteille, Malymas n’a pas pour ambition d’être un grand cru, mais plutôt un bon vin de table qui poursuit le rêve du défunt président. Personne ne s’en cache d’ailleurs, le projet n’est pas rentable, mais les neuf personnes qui travaillent quotidiennement sur le site sont très attachées à ce vin unique en Afrique centrale. L’avenir de Malymas se dessine en pointillés, mais quelque soit son futur, il est évident que le vin gabonais aura su se placer parmi les curiosités de l’héritage culturel du pays.

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